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Dimensions: h. : 52,5 cm; 20 3/4 in.
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Provenance: Collection particulière, France
Transmis par descendance au proprétaire actuel
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Literature: Louis Vauxcelles, Gil Blas, "Exposition Camille Claudel et Bernard Oetger", La Vie artistique, 1905 (illustration d'un exemplaire similaire)
Reine Marie Paris, Camille Claudel, Paris, 1988, pp. 298-301 (illustration d'un exemplaire similaire)
Reine Marie Paris et Arnaud de la Chapelle, L'oeuvre de Camille Claudel, Catalogue raisonné, Paris, 1991, no. 61, pp. 201-202 (illustration d'un exemplaire similaire)
Anne Rivière, Bruno Gaudichon et Danielle Ghanassia, Camille Claudel, Catalogue raisonné, Paris 1996, no. 62, pp. 153-154 (illustration d'un exemplaire similaire)
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Notes: L'authenticité de cette ?uvre a été confirmée par Danielle Ghanassia.
Dans une lettre au fondeur Blot, Camille Claudel annonce avoir réalisé « une petite faunesse qui joue de la flûte ». Cette oeuvre parmi les dernières sculptées par l?artiste témoigne d?une grâce et d?une plénitude atteignant la perfection. Si l?on en croit les propos d?Eugène Blot, Camille Claudel vouait une affection singulière à cette « sirène qu?elle aimait (?) particulièrement ». Le corps féminin, délicatement sculpté, mime avec raffinement le geste d?une flûtiste : les genoux joints, les pieds agrippés au rocher, la musicienne renverse élégamment la tête sous l?instrument de musique qu?elle soulève avec une nonchalance sensuelle ; l?assise en contrebas accentuant la tension de ses jambes et la cambrure de son dos. La légèreté harmonieuse du geste, la tension musculaire qui transparaît avec subtilité dans la pose de la musicienne, le rythme élancé de la composition ne sont pas sans rappeler l?oeuvre de Rodin. Cette oeuvre fut réalisée Quai Bourbon et aussitôt proposée à Eugène Blot pour la fonte, à une époque où celui-ci travaillait déjà pour l?artiste. Dans une lettre au fondeur, Camille Claudel évoque son souhait d?une version en onyx et flûte en métal, version qui ne sera jamais exécutée. Exposée pour la première fois au salon des artistes français de 1905, puis à la galerie Blot à la fin la même année, l?oeuvre suscite l?enthousiasme de certains critiques, notamment celui de Charles Morice qui déclare en 1906 : « Mais cette sirène, assise, et les genoux serrés et tout le corps lui remontant aux lèvres, où la flûte divine épanche le flot aigu des passions extra-humaines. La gorge enflée du râle des colombes, et du vent des forêts, et de la plainte des mers, la Muse : Tu n?es point celle qui chante, tu es le chant même dans le moment qui s?élabore. » (Charles Morice, Psyché, mars-avril 1906) Dans son Catalogue de l?oeuvre de Camille Claudel, Reine-Marie Paris et Arnaud de La Chapelle précisent que Blot ne tira que six épreuves, ce bronze étant la quatrième de cette édition limitée. signed 'C. Claudel', stamped with the foundry mark 'EUG. BLOT PARIS' and numbered 4, bronze. Conceived before 1905, cast by Eugène Blot circa 1900-1905. Fig.1 Camille Claudel sculptant © droits réservés